http://www.unifrance.org/film/81/sauve-qui-peut-la-vie

Quelque part, en des lieux qui ne sont pas nommés, trois personnages. Trois personnages et trois itinéraires qui, parfois, se recouperont. Il y a le trajet de Denise Rimbaud (Nathalie Baye), un trajet qui pourrait s’intituler (l’imaginaire). Elle a besoin d’air et elle quittera son travail à la télévision pour un lac de montagne pour s’occuper des animaux d’une ferme. Le second est celui de Paul Godard (Jacques Dutronc). C’est le trajet de „la peur“. Peur de quitter la grande ville, peur d’etre abandonné par Denise – avec qui il travaille – dont il n’arrive pas à suivre le mouvement, peur de ne pas pouvoir reprendre des relations avec son ancienne épouse et sa petite fille. Ses rapports avec Denise sont le plus souvent sauvages et il croisera Isabelle Riviere (Isabelle Huppert). Celle-ci, une campagnarde venue tapiner dans une grande ville où les fantasmes sexuels des hommes sont infinis, suit le trajet du „commerce“. Le hasard fera qu’Isabelle finit par louer dans la banlieue l’appartement que Denise quitte. Dans une dernière partie, la „musique“, tous les fils sont tissés entre les trois personnages mais tous les autres se dénoueront. Tandis que des musiciens jouent le thème du film, Paul, qui vient de rencontrer sa femme et sa fille, est renversé par une voiture. Immobile sur la chaussée, il pense qu’il n’est pas en train de mourir.